Balco Atlantico, de Jérôme Ferrari

Dès les premières pages de ce roman, on sait qu’il va falloir faire un effort pour atteindre l’essentiel du propos.
Ne pas s’étendre sur l’anecdotique combat des nationalistes corses, la perversité du discours des hommes d’honneur, la mélancolie des soirées au bar, les quelques clichés au rendez-vous.
Au travers du regard d’un narrateur collectionneur de petites culottes et enclin à un cynisme alcoolisé et boudeur, on en apprend un peu plus sur les rêves des gens de l’Ile, sur leur espoirs, sur leurs désastres, sur les immigrés rêveurs arrivés sur cette terre.
Tout ce qui compose la population de la Corse forme ce  mélange de passions et de mélancolie palpable dans une histoire d’amour dont la genèse est racontée dans ce livre. Les femmes sont soit mère courage, soit madone amoureuse, soit salopes décervelées. Mais l’histoire d’amour est là, universellement au centre de la vie et du livre.

Parle-moi, de Pascale Roze

Deux sœurs, différentes dans leurs choix de vie et unies par un secret, se retrouvent l’espace d’une soirée.

Frida est enseignante, sophistiquée dans sa mise et farouchement indépendante.

Perla s’est investie dans sa vie de famille et particulièrement dans sa superbe maison  de campagne et son magnifique jardin.

Aujourd’hui menacée de devoir vendre ce à quoi elle a consacré sa vie, Perla réclame la présence de cette  sœur pourtant si lointaine et inaccessible.

Au cours d’un face à face qui déliera leurs langues et leurs cœurs verrouillés, un salutaire déballage ouvrira enfin en grand, les fenêtres de la maison.

 

La Route, de Cormac Mc Carthy

Quel que soit le lieu, depuis longtemps abandonné, quel que soit le temps, puisque le temps même n’existe plus, le monde rampe sous ses décombres et ses cendres après l’apocalypse.
Un père et son fils traversent ces dévastations à la recherche d’un peu de nourriture pour continuer leur chemin, sur la route, en direction du Sud, et d’un peu de chaleur.
Ils tentent tant bien que mal de survivre, et de rester humains, lorsque l’humanité tout entière semble être retournée à la barbarie la plus bestiale.
Que reste-t-il quand il ne reste plus rien du tout ? Pourquoi continuer à vivre à tout prix ? Dans quel but, alors que «jamais» semble encore plus long que «toujours» ?

Une promesse, de Sorj Chalandon

Sept personnes sont unies par la vie, unies par leur amitié à Etienne et Fauvette, unies enfin par une promesse, au-delà même de la vie, infinie et remplie d’amour. Chaque jour, l’une de ces personnes se rend chez ce couple disparu il y a près d’un an, et accompli certaines tâches pour entretenir la flamme de leurs âmes en sursis.

Journal, de Hélène Berr

Hélène Berr a 20 ans. Etudiante à la Sorbonne, intelligente, sensible, belle, ouverte au monde, curieuse de tout, elle a la vie devant elle pour s’épanouir. Elle analyse Keats, Lewis Carroll, Dostoïevski, découvre l’amour et ses interrogations légères et profondes, et se passionne pour la musique classique. Elle a 20 ans de désirs et de plaisirs à ouvrir comme l’on ouvre un cadeau. Sauf qu’elle écrit ce journal en 1942 et qu’elle est de confession juive. Sauf qu’après les jours heureux viennent les heures les plus noires de l’humanité, qui s’abattent sur ses amis, puis sa famille, puis elle-même.

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