François Berléand écrit à la première personne sa biographie en tant que « fils de l’homme invisible » avec l’humour
et la distance d’un conteur amusé. La lecture se fait d’un trait.
Elevé dans une famille bourgeoise, pourtant adoré par une mère aimante, le petit François se construit dans un univers parallèle dans lequel il se tait et s’enferme souvent.
Sa soif d’amour et sa peur de n’être pas à la hauteur, font de lui un être fragile et souvent incompris, d’une intelligence au service de ses digressions fantaisistes.
Retraçant l’archéologie d’un esprit vaguement paranoïaque et brillamment spéculatif, il raconte, devenu adulte, avec une sincérité très touchante, comment il est parvenu à réduire ce
grand écart entre la réalité et son imaginaire et surtout comment il a réussi à grandir avec.
Le récit n’est jamais larmoyant, souvent drôle et nous donne à réfléchir sur les vertus de la parole, un mot bien dans l’air du temps, qui prend dans ces lignes tout son sens.
Si l’homme qui raconte a compris sa vérité, il tend à nous dire aussi que les chemins de l’enfance si tortueux soient-ils, ne sont qu’un passage original vers une vie choisie.
Appréciation :
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Une femme sans qualités, de Virginie Mouzat
Le voyage dans le passé, de Stefan Zweig
Le tigre blanc, de Aravind Adiga
Le secret de Caspar Jacobi, de Alberto Ongaro Battement d'ailes, de Milena Agus Journal, de Hélène Berr La Route, de Cormac Mc Carthy |
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Femme de chambre, de Markus Orths |
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Le vrai cul du diable, Percy Kemp |