Annie Ernaux égrène ses souvenirs, détaille ses photos, se retourne et réinvente sa vie, la perçoit et la collecte en mots. Ces séries de textes passent en quelques images, en
d’infimes évènements, en de grands moments, de décennies en décennies, tout au long d’une vie. Et cette vie, si c’est la sienne, c’est aussi la notre. Voilà bien l’étonnante réussite de cette
œuvre : l’auteure s’écrit entre le « je » intime et le « elle » impersonnel, et dans l’évocation d’un passé simple et singulier, elle retrace également l’histoire d’un peuple.
Le temps de chacun est aussi celui de l’Histoire. D’images personnelles, ancrées en elle ou ressuscitées à la faible lueur de la mémoire, Annie Ernaux fait un récit autobiographique,
aussi bien que social, historique, philosophique, et souvent poétique tant le mot est tendre et précis. A déguster avec un brin de mélancolie.
Appréciation :
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Une femme sans qualités, de Virginie Mouzat
Le voyage dans le passé, de Stefan Zweig
Le tigre blanc, de Aravind Adiga
Le secret de Caspar Jacobi, de Alberto Ongaro Battement d'ailes, de Milena Agus Journal, de Hélène Berr La Route, de Cormac Mc Carthy |
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Femme de chambre, de Markus Orths |
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Le vrai cul du diable, Percy Kemp |