Voici le « carnet de bal » de Malika Mokkedem, qui déroule le fil de sa vie comme on ouvre un tiroir aux souvenirs. Y sont rangés son enfance de
petite fille algérienne qui compte moins que ses frères et à qui on demande d’être la plus transparente possible, son adolescence de jeune fille qui trouve dans les livres et l’instruction une
porte ouverte à la liberté, une jeune femme avide d’amour, indépendante et déterminée, une femme construite avec ses blessures, sa culture, sa rage et son besoin viscéral de reconnaissance.
Les hommes de sa vie sont ceux qui ont compté et l’on soutenue, ceux avec qui elle a bataillé, contre qui elle a dormi, pour qui elle a fait l’amour. Leurs traces intimes imprègnent de forces
conjuguées et de déceptions cuisantes la vie de l’auteur.
Le parcours de Malika Mokeddem est un exemple au sens littéral du terme pour l’injustice flagrante qu’elle a pu, non pas subir, mais utiliser comme un moteur à sa soif de vivre.
Le livre se lit comme un récit de vie, un témoignage, une confidence, une sorte de gifle à l’ordre établi, l’ignorance et la servitude, une vérité toute crue qui n’accuse pas mais enveloppe
l’avenir d’un espoir encourageant pour les femmes algériennes.
Des choix qui se payent et qui rendent parfois la monnaie en jours de solitude, font naître beaucoup de respect pour l’auteur, dans une autobiographie touchante.
Malika Mokeddem, Mes hommes, Le livre de poche, 220 pages
Appréciation :
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Une femme sans qualités, de Virginie Mouzat
Le voyage dans le passé, de Stefan Zweig
Le tigre blanc, de Aravind Adiga
Le secret de Caspar Jacobi, de Alberto Ongaro Battement d'ailes, de Milena Agus Journal, de Hélène Berr La Route, de Cormac Mc Carthy |
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Femme de chambre, de Markus Orths |
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Le vrai cul du diable, Percy Kemp |