On retrouvera avec bonheur le style concis et ironique d’Irène Némirovsky
dans ce recueil de 12 nouvelles. Qu’elles racontent une mère et sa fille dans un duo d’amertume, ou la vanité d’un auteur flattée par une fine calculatrice, le sort des protagonistes de chacune
des histoires est portée par une écriture qui en quelques phrases, épingle à merveille les émotions humaines, leurs satellites de manigances et les conséquences qui en découlent.
La force des textes courts réside dans l’essentiel atteint dès les premiers mots, tout en ménageant un déroulé de l’histoire qui tient le lecteur attentif jusqu’à la dernière page.
Le dernier texte, Les vierges, introduit une femme dévastée par la passion qui ne tolère pas la pitié de celles qui l’ont recueillie et distille avec beaucoup de sincérité la force d’une vie
amoureuse passée et consumée. C’est le dernier texte publié de son vivant.
Irène Némirovsky dans le classicisme de son écriture et l’attention donnée à ses personnages, touche à des univers très différents avec un soin dans l’observation et une restitution des
sentiments exprimés, absolument délectables.
Un régal de lecture…
Irène Nemirovsky, Les vierges et autres nouvelles, Editions Denoël
Du même auteur : Le bal
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Une femme sans qualités, de Virginie Mouzat
Le voyage dans le passé, de Stefan Zweig
Le tigre blanc, de Aravind Adiga
Le secret de Caspar Jacobi, de Alberto Ongaro Battement d'ailes, de Milena Agus Journal, de Hélène Berr La Route, de Cormac Mc Carthy |
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Femme de chambre, de Markus Orths |
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Le vrai cul du diable, Percy Kemp |